samedi 20 avril 2013

Le poids de la contribution à l'audiovisuel public

Je n'aime pas payer ma contribution à l'audiovisuel public.

131€ cette année. 3 milliards d'euros au total. Un poids important sur l'économie.

Je n'aime pas financer les émissions du genre "Tout le monde veut prendre sa place", "Les Z'amours" ou encore "Plus Belle la Vie". C'est du gaspillage. Le contenu audiovisuel que je consomme, il se situe sur internet. Pourquoi ces contenus ne sont-ils pas aidés à la même hauteur?

D'un autre côté, il est insensé que l'argent prélevé directement aux Français pour l'audiovisuel soit réservé à certaines chaînes, quelle que soit la qualité de leur programmation. Actuellement, les chaînes publiques sont totalement dépendantes de l'état, dont l'aide représente 85% du chiffre d'affaires de France Télévision.

Ma proposition : revendre les chaines publiques, et utiliser le budget de l'audiovisuel public pour financer la production d'émissions d'intérêt général.

C'est notamment l'information qui doit en profiter : elle est fondamentale à notre république, sans elle, il n'y a pas de démocratie.

Dans un second plan, les documentaires sur la science, l'histoire, l'art, peuvent également être soutenus. Par ailleurs, les productions pourront également être destinées à Internet, pas seulement à la radio et à la télévision. En échange de cette aide d'état, les productions devront :
* partager les revenus publicitaires, si elles décident d'avoir recours à la publicité (à la télé, à la radio ou sur le web)
* rendre accessibles et téléchargeables les contenus gratuitement sur internet
* se soumettre à des contraintes de qualité

Il est évident que l'administration de ces subventions ne saurait se faire qu'au sein d'une entité indépendante. Celle-ci devra être crée par une grande loi de refonte du statut des médias en France.

Oui, je suis au courant du fait qu'on ne peut pas instantanément mettre en œuvre ce genre de projet, mais je crois qu'il serait plus efficace de procéder de cette manière. Le mammouth qu'est France Télévision n'a plus de raison d'être.


dimanche 24 mars 2013

Le mariage homo, ou l'inconscience de l'avenir

Si mon entourage est favorable à l'égalité des droits pour les couples homos/hétéros, certains évoquent leur inquiétude de ce que représente ce changement.

L'impression de voir se déliter un modèle familial traditionnel se marie à l'impression que chaque verrou défait ouvre la porte à une immensité d'inquiétantes évolutions pour la société. Ensemble, ces éléments constituent la peur, qui contrarie l'espoir et défie la raison.

A ceux-là je dis, et je voudrais écrire : le mariage homosexuel est une goutte d'eau. Le débat qui l'entoure, un murmure. Demain, nous aurons à faire face à des sujets autrement plus profonds, et devrons prendre des décisions impossibles.

Demain, nous devrons trancher sur l'eugénisme. Aujourd'hui déjà, nous autorisons les femmes porteuses d'enfants trisomiques à interrompre médicalement leurs grossesses. Le dépistage par prise de sang réduit à néant les risques liés à l'amniocentèse, et pourrait permettre de dépister de très nombreuses maladies génétiques graves (Le Figaro). Mais quelle est la limite ? Que veut dire "grave" ? Où placer le curseur ? (Le Point)

Mise à jour du 25.04.2013 : Feu vert au dépistage de la trisomie 21 dans le sang de la mère. (Le Monde)

Demain, nous devrons trancher sur les remplacements d'organes par des organes synthétiques (NY Times). Faudra t-il remplacer à l'avance le cœur d'un individu portant des risques de crise cardiaque ? Sera t-il légal d'embaucher un manutentionnaire dont le dos n'aura pas été renforcé par la bio-ingénierie ?

On me regardera de travers en me parlant de science fiction, mais il faut avoir conscience que ces questions se poseront très probablement de notre vivant. Ainsi, croire que le mariage homosexuel est un changement profond pour notre société, me semble assez naïf...

vendredi 16 mars 2012

Baisse de la taxe carburant, ciblons géographiquement !

Lorsque la gauche propose de baisser les taxes sur l'essence, et la droite réplique qu'elles doivent au contraire être maintenues, on ne peut s'empêcher de se dire que le monde est tombé sur la tête.

Comment est taxée l'essence? Il y a quelques minutes, je n'en savais trop rien. Je suis donc allé fouiner par ici (l'internaute), par ici (wikipedia) et par là (gouvernement).


Une taxe moteur du développement écologique
Pour chaque litre de Super ou de Diesel, le consommateur débourse respectivement 61 et 43 centimes. Cette taxe, la TICPE (parfois appellée TIPP), s'applique au volume, et non au prix : il faut bien comprendre que la hausse du prix des carburants, si on considère qu'elle a pour conséquence logique une baisse de la consommation, correspond à une baisse nette des revenus de l’État. La TICPE rapporte aux alentours de 25 milliards € par an.

Cette taxe est un formidable moteur de développement écologique : elle permet en effet de porter une part des coûts environnementaux sur la consommation d'énergie, rendant plus intéressant le transport en commun et les moteurs économiques. Baisser cette taxe pour réduire de quelques centimes le prix au litre, dans un contexte d'abandon quasi-total des préoccupations écologiques, c'est faire la part belle au nombrilisme. Baisser cette taxe pour réduire de quelques centimes le prix au litre, dans un contexte d'endettement croissant, c'est faire la part belle à l'irresponsabilité.


Viser les cibles au plus grand besoin
Ces deux axes, la dette environnementale et la dette économique, sont mes principales préoccupations pour le mandat présidentiel à venir. Je suis donc contre une baisse générale de la TIPP. Mais ceci est un blog de proposition, alors voici ma proposition :
> Maintenir la taxe au même niveau dans les zones bien desservies par les transports en commun. 
> Réduire la taxe dans les zones où l'automobile est une nécessité pour la vie quotidienne
En ciblant cette baisse, on peut réaliser un impact plus important, à coût moins élevé, sans remettre en cause la valorisation des transports en commun.